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Le village de Tuili et le Burkina Faso
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Le village de Tuili
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Géographie :
Tuili se trouve dans la zone climatique dite "soudano-sahélienne", principalement recouverte
par la savane. Les précipitations sont d'environs 950mm par an, principalement entre juin et
octobre
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Economie :
Les habitants de Tuili sont principalement des agriculteurs. Les pluies
estivales permettent principalement la culture du sorgho, du mil et du maïs. De plus, le maraîchage permet de récolter
des légumes (tomates, oignons...) de septembre à décembre. Les réserves d'eau autorisent une prolongation
du maraîchage de décembre à mars. Mais, sans moyen de conservation, la pénurie s'installe ensuite
jusqu'au retour des pluies et des nouvelles récoltes.
A Tuili on produit aussi un peu de coton.
Mais ses revenus sont très aléatoires à cause de la politique mondiale et de l'aide américaine apporte
à ses cultivateurs.
Ce sont surtout les femmes qui s'occupent des plantations.
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Organisation politique : Importance de la cheferie tarditionnelle de Tuili dirigée par le Naba Tuili. Des éléctions vont mettre en place des conseillers municipaux en 2006.
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Linguistique : Les habitants de Tuili parlent le Moore ; seuls ceux qui vont à l'école apprennent le français.
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Le Burkina Faso
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Géographie
Le Burkina Faso est une pénéplaine, ce qui signifie que son relief est caractérisé par des formes très douces et
des vallées très évasée. Son altitude moyenne est en effet de 300m.
Il devait son ancien nom de Haute Volta aux trois cours d'eau qui le traversent : le Nakambé (Volta Blanche), le
Nazinon (Volta Rouge). Et le Mouhoun (anciennement Volta Noire), qui est le seul fleuve permanent du pays avec la
Camoe. Le manque d'eau est un gros problème surtout au nord du pays en saison sèche.
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En effet, le climat du Burkina est de type tropical avec une longue saison sèche qui s'étend de novembre à mai
et une courte saison humide, de juin à octobre (plus courte encore dans le nord du pays).
Le pays est divisé en 45 provinces et 301 départements. La population est essentiellement rurale (à 85%), même
si les villes se développent de plus en plus rapidement. Les deux principales villes du pays sont Ouagadougou
(1 200 000 habitants), la capitale, et Bobo Dioulasso (310 000 habitants)
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Histoire
On situe la constitution des premiers royaumes Mossi à partir du 11ème ou 12ème siècle. Celui de Ouagadougou,
dirigé par le Mogho Naba, devint rapidement le plus influent. Même si le pays mossi était divisé, les royaumes
présentaient une cohésion sociale et religieuse et une stabilité politique exceptionnelles. Ils réussirent à se
maintenir jusqu'à la conquête française, à la fin du 19ème.
Le Burkina-Faso est colonisé à la fin du 19ème siècle, parce qu'il est sur le chemin dans la course de vitesse
qui fait rage entre les Britanniques et les Français pour établir une domination sur la boucle du Niger afin de
rejoindre leurs colonies d'Afrique occidentales, centrales et septentrionales. Les deux pays lancèrent plusieurs
expéditions. En 1895, La France signe un traité de protectorat avec le Yatenga. L'armée française prit Ouagadougou
en 1896 et, en 1897, la totalité du pays était occupée.
D'abord intégré au Haut-Sénégal-Niger, il devient une colonie indépendante en 1919, sous le nom de Haute-Volta,
et est alors l'un des territoires constituant l'Afrique Occidentale Française. (Recrutement Guerre de 14-18)
Mais le projet de création d'un Office du Niger pour mettre en valeur le delta intérieur de fleuve, et les besoins
de main d'œuvre pour les grandes plantations ivoiriennes, conduisent au démantèlement du territoire en 1932.
Il est divisé entre le Niger, le Soudan et la Côte d'Ivoire. Ce n'est que le 04 septembre 1947 que
la Haute-Volta fut réunifiée.
C'est à la même époque que des mouvements nationalistes se développèrent. En 1956, la loi-cadre instaure le suffrage
universel dans les colonies françaises d'Afrique et accorde aux colonies une plus grande autonomie administrative.
La constitution française de 1958 leur accordait une autonomie complète. La Haute -Volta accéda à l'indépendance
le 5 août 1960 et Maurice Yaméogo devint le premier président de la République.
Le régime devient très vite autoritaire ; Yaméogo élimine ses adversaires et instaure un système de parti unique.
Mais il finit par perdre le soutient des notables traditionnels, des syndicats, et du clergé. A la fin de l'année 1965,
il annonce des mesures d'austérité, rendues nécessaires par les difficultés économiques du pays et une gestion
désastreuse.
Il est renversé le 6 janvier 1966 par un coup d'Etat militaire, mené par le lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana.
Celui-ci resta au pouvoir pendant 14 ans. IL mit en œuvre une politique d'austérité économique et tenta de mettre
en place une démocratie parlementaire, mais ce fut l'armée qui garda le pouvoir. Il fut lui-même renversé en 1980.
Deux autres coup d'Etat militaires, finirent par amener le capitaine Thomas Sankara au pouvoir en 1983. Le Président
Blaise Campaoré a été ré-élu pour la 3ème fois en 2005.
Ce fut le début d'une nouvelle ère pour la Haute -Volta qui, le 4 août 1984 prit le
nom de Burkina-Faso : le pays des hommes intègres.
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Institutions politiques
Depuis l'adoption de la Constitution du 2 juin 1991, le Burkina Faso est sous un régime semi-présidentiel.
Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel et peut dissoudre l'Assemblée.
Le parlement est composé de deux chambres: l'Assemblée Nationale (111 membres élus pour 5 ans)
et la Chambre des Représentant (178 membres nommés pour 3 ans)
Il existe également une chambre constitutionnelle, composée de dix membres et un conseil économique et social
dont le rôle est purement consultatif
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Economie
Il s'agit de l'un des pays les plus pauvres de la planète.
L'agriculture représente 32% du PIB et occupe 80% de la population active. Il s'agit principalement d'élevage et
de cultures vivrières (mil, sorgho, maïs, riz …) ; ces dernières recouvrent 90% des surfaces cultivables; mais ces
vivres viennent souvent à manquer, notamment dans les semaines qui précèdent la saison des pluies. Les précipitations
sont mal réparties et trop souvent insuffisantes ce qui rend le sol extrêmement aride.
Les cultures de rapport (tels que la production de coton) progressent mais sont menacés par la concurrence, la
dégradation des cours du marché mondial, l'apparition de produits de substitution et l'attrait que représentent les
cultures vivrières en période de pénuries et qui font que les superficies qui leur sont consacrées diminuent.
A cela s'ajoute d'autres handicaps :
Le Burkina n'ayant pas de débouché sur la mer, tout le commerce extérieur doit transiter par la côte d'Ivoire et
le Togo. Le taux de couverture des importations par les exportations ne dépasse pas 35%.
Les ressources énergétiques du pays sont presque inexistantes et le sol est pauvre en matières premières immédiatement
exploitables.
Ainsi, malgré des politiques d'austérité financière qui lui évitent de connaître des crises aussi graves que
d'autres pays de la région, l'économie du Burkina-Faso reste très dépendante de l'aide internationale.
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Langues
Le français, langue des anciens colonisateurs demeure la langue officielle et administrative. Mais elle n'est
parlée que par 22,8 % de la population, dont seul un tiers est pleinement francophone. Ce sont les langues des
ethnies qui sont le plus parlées. En effet, la population est composée d'une soixantaine d'ethnies d'importance
très inégale : Mossis 48 %, Peuls 10 %, Lobis-Dagaris 7 %, Bobos 7 %, Mandingues 7 %, Sénoufos 6 %, Gourounsis 5 %,
Bisas 5 %, Gourmantchés 5 % …
Il est intéressant de noter un rôle particulier et tout à fait positif joué par le français dans les relations
interethniques. C'est la langue neutre, commune à tous et étrangère à chacun, qui permet à tous de s'exprimer
politiquement et culturellement.
En effet, on a de tout temps au Burkina-Faso développé ce qu'on a appelé " les
relations à plaisanterie ". Lorsque intervient, entre deux ou plusieurs personnes d'ethnies différentes, un
différent susceptible de constituer les prémices d'un conflit interethnique, les insultes sont prises comme de
simples plaisanteries. Ceci permet de limiter les différents aux mots et évite évidemment d'envenimer les choses
comme cela se produirait si elles étaient prises au premier degré. On aplanit ainsi les difficultés qui peuvent
surgir dans les relations identitaires et on rend par là tout conflit impossible.
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